Affichage des articles dont le libellé est Grand Est. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grand Est. Afficher tous les articles

mercredi 6 mai 2026

Retour à la Papeterie Marnico (Grand Est)

Deux ans après notre première exploration urbex, nous revoilà à la Papeterie Marnico… et pourtant, tout semble figé dans le temps. 

Abandonnée depuis plus de 20 ans, cette ancienne fabrique de papier reste marquée par son passé industriel : pollution aux métaux lourds, présence d’amiante… Un site condamné à disparaître pour laisser place à une nature plus saine et redonner vie à la rivière 

Malgré quelques changements — une zone désormais déboisée, un paysage plus dégagé — le lieu conserve toute sa puissance. Ce géant de briques et de rouille se dévoile encore plus, comme un paquebot échoué hors du temps.

Mais l’exploration reste délicate. Entre structures instables et environnement dangereux, chaque pas rappelle que ces lieux oubliés ne sont pas sans risques.

Alors, combien de temps ce témoin du patrimoine industriel survivra-t-il encore ? 

dimanche 28 septembre 2025

La maison de l'Ecrivaine Russe (Grand-Est)

Elle était russe, écrivaine et professeure de français, spécialiste de la littérature soviétique des deux guerres. Elle a vécu seule dans cette maison envahie par les livres. Des livres mais aussi un piano et de nombreux vinyles. Pas d'ordinateur, pas de télévision, elle écrivait à la main et à la machine. Elle ne s'était pas mariée, n'avait jamais eu d'enfant. 

Aujourd'hui, sa maison est devenue invisible, recouverte par la végétation. Seule une fenêtre ouverte au rez-de-chaussée laisse pénétrer un peu de lumière.

La vieille dame russe est partie il y a vingt ans déjà, ne reste d'elle que sa maison, ses affaires personnelle, sa voiture  et quelques mentions dans de lointaines bibliographies épluchées par de rares spécialistes.

jeudi 26 juin 2025

Le Chapiteau (Grand-Est)

Un cône ? Un dôme ? Une pyramide ?

Aperçu en bord de route telle une hallucination, le chapiteau  est un bâtiment à la forme singulière. Il faut en faire le tour pour trouver l'entrée. A l'intérieur, plus grand chose mais à coup sûr, on y mangeait et on y festoyait probablement sur les thématiques du cirque. A ce propos, outre sa forme, les fresques colorées constituent finalement le seul intérêt du lieu. 

"Attention Mesdames et Messieurs, ça va commencer..." 

mercredi 18 juin 2025

La Maison Chivas (Grand-Est)

C'était la maison de toutes les fêtes. On y jouait aux dames ou aux échecs, on y buvait du vin et du Cognac on y écoutait des cassettes sur un poste JVC, on y fumait beaucoup. L'odeur du tabac a imprégné l'intérieur du sol au plafond et reste perceptible plusieurs années après l'abandon.

Tout est resté en place, avec un parfum de gueule de bois, un parfum de lendemain de soirée...

dimanche 15 juin 2025

La Maison Vintage (Grand-Est)

Il était menuisier. Depuis son décès il y a de nombreuses années, , les lieux sont restés intacts, comme s'ils avaient été quittés hier. Tout y est vintage: le mobilier, le papier peint, les cadres, les bibelots. Ils témoignent avec nostalgie d'une époque révolue, cette époque sans internet et avec télévision à tube cathodique. Une émouvante visite dans le temps.

mercredi 29 janvier 2025

Le Cimetière Juif (Grand-Est)

Marche arrière. J'ai vu des pierres dressées, d'autres bancales, comme des pierres oubliées. J'ai vu un ce qui ressemble à un cimetière. 

Les sépultures ne sont pas entretenues depuis fort longtemps, plus personne ne vient honorer les morts ici. A y regarder de plus près, ce sont des caractère hébraïques gravées sur les tombes. Le mystère s'épaissit. Nous sommes à plusieurs kilomètres du premier village, au milieu de rien. Que fait ce cimetière juif en rase campagne ? 

La visite passée, nous interrogeons google, dans le village nous interrogeons les commerçants. Personne ne connait ce lopin de terre sacré.

Finalement, après d'âpres recherches, nous trouvons ces informations: en 1850, près d'une centaines de juifs habitaient le village. Le cimetière a été inauguré en 1829. La synagogue ferme en 1880.  Au début de la seconde Guerre Mondiale, il n'étaient plus qu'une poignée à y vivre. A la fin des années 40, La communauté s'étoffe  car de nombreux juifs se réfugient dans la région. Ils sont plus de 150 à cette époque à habiter le village avant la grande rafle de 1944 où 40 d'entre eux furent déportés et exterminés à Auschwitz.

Ne reste donc que ces pierres branlantes, recouvertes par les feuilles et la mousse. Un lieu de mémoire oublié reste-t-il un lieu de mémoire ? Qui se souvient de leur histoire ?


dimanche 26 janvier 2025

La Bâtisse Déesse (Grand-Est)

Cette bâtisse ancienne à l'architecture typique de la région comprend de beaux volumes, un bel escalier en bois et un sous-sol intégral. Inclus: un piano centenaire, une statuette religieuse, deux Citroën DS fatiguées et une Mazda des années 90 . Sa situation idéale au centre d'un village et proche de toutes commodités ravira les éventuels acquéreurs.

Rafraichissement à prévoir ! 

samedi 25 janvier 2025

La Maison Goélette (Grand-Est)

Bon, allons à l'essentiel, la maison a peu d'intérêt. La pépite se trouve dans le garage. Un camion Renault Goélette datant des années 1960 patiente inlassablement dans le garage.

La maison garde quelques stigmates d'une vie simple mais ne mérite pas de s'y attarder.

jeudi 23 janvier 2025

L'Auberge du Camion Jaune (Grand-Est)

L'Auberge du Camion Jaune est une auberge de bord de route découverte au hasard de nos pérégrinations. Elle ne constitue pas une exploration majeure, d'autant plus que le lieu semble avoir été squatté mais il est toujours agréable d'entrer dans un univers et de s'y imaginer les jours heureux. Le camion jaune garé en marche arrière est resté figé lors de la dernière livraison...

lundi 20 janvier 2025

Le Manoir Perché (Grand-Est)

INFORMATION IMPORTANTE: Spot dead, désormais sécurisé et mis en vente.

C'est le genre de visite qui à priori ne nous enchante pas, une visite dans le noir (du moins pour le rez-de-chaussée). Les photos à la torche ne sont pas notre tasse de thé.

Reprenons du début. Au commencement, c'est une petite route de campagne, une colline abrupte couverte de bois sur la gauche, et, tout en haut, dans une clairière, une belle bâtisse que nous pressentons immédiatement comment étant à l'état d'abandon. Nous nous engageons donc à travers bois sur cette pente raide et atteignons le manoir, essoufflés. Notre hypothèse est validée. 

Après en avoir fait le tour, un seul accès: une fenêtre en hauteur qui, une fois escaladée, nous donne accès à un monde inconnu. La suite se passe de mots.

La visite effectuée, nous nous apprêtons à redescendre alors que nous constatons ce petit objet doté d'une lumière rouge clignotante. La caméra nous a repérés. Il ne nous reste plus qu'à dévaler la pente en faisant fi des risques de chute...

dimanche 19 janvier 2025

L'épicerie de Tomek (Grand-Est)

A première vue, nous entreprenions la visite d'une petite maison de bord de route. Une cuisine ancienne, un salon délabré... Mais c'est en poussant une porte au fond de la cuisine que nous découvrons avec stupéfaction une épicerie où le temps s'est arrêté dans les années 60. Des prix en francs, des conserves d'un autre temps, des registres, des cartes de tabac (rationné pendant la seconde guerre). Seuls les anciens du village se souviennent peut-être qu'il y a fort longtemps, on pouvait tout y trouver, tout. 

Alors pourquoi l'avoir nommée l'épicerie de Tomek ?

"L’épicerie de Tomek était la dernière maison du village. C’était une petite boutique toute simple avec, au-dessus de la vitrine, l’inscription ÉPICERIE peinte en lettres bleues. Quand on poussait la porte, une clochette tintait joyeusement, ding ding, et Tomek se tenait devant vous, souriant dans son tablier gris d’épicier. C’était un garçon aux yeux rêveurs, assez grand pour son âge, plutôt osseux. Il ne servirait à rien de faire le détail des articles que Tomek vendait dans son épicerie. Un livre entier n’y suffirait pas, alors qu’un seul mot convient pour le dire, et ce mot c’est justement: « tout ». Tomek vendait « tout »"

La Rivière à l'envers de Jean-Claude Mourlevat

lundi 2 décembre 2024

Le Château Maléfique (Grand-Est)

Il impose. Non par sa taille mais par son austérité, son charisme, son agressivité presque. L'inscription en latin sur la façade prévient le visiteur: "Non Inultus Premor". Traduction: "on n'y touche pas impunément" ou " Qui s'y frotte s'y pique".

De style néo-renaissance, ce château érigé dans les années 1870 est aussi beau à l'extérieur qu'il est délabré à l'intérieur. Pire, le château s'est effondré de l'intérieur, le monstre s'est croqué puis mâché lui-même. Les étages se sont retrouvés au rez-de-chaussée dans un amoncellement de poutres et d'objets divers. Ici un jouet d'enfant, là une tête de cerf.

Comme par miracle, une pièce a survécu, celle du piano.

Attention, visite très dangereuse, son écroulement total semble inéluctable et imminent.


samedi 30 novembre 2024

L'usine Défense de Fumer (Grand-Est)

Petite usine pleine de reflets et de street art, l'Usine Défense de Fumer est fermée depuis bien longtemps. Peu d'indications disponibles sur place, quelques grands hangars et, partout, de longs panneaux rouges préviennent les ouvriers: "Défense de fumer".

dimanche 17 novembre 2024

La chapelle du Japonais, château et dépendances(Grand-Est)

Datant de 1895, cette grande chapelle a été construite pour abriter les dépouilles de la famille des propriétaires du château attenant (construit en 1885).

Malheureusement, le château a brulé récemment. Ne restent que les ruines des dépendances et la très jolie chapelle de style néo-roman. 

A l'étage, un escalier brinquebalant mène à l'orgue tenu au silence depuis de très nombreuses années.

Chaises, cierges et bible sont en place, ne manquent plus que les fidèles et leurs cantiques pour faire vivre à nouveau ce lieu spirituel gardé secret.

Au fait, ne cherchez pas un hypothétique propriétaire japonais, de japonais, vous ne trouverez qu'un magnifique érable rougeoyant lors des belles journées d'automne.

samedi 16 novembre 2024

L'usine de La Tisseuse (Grand-Est)

Crées à la fin des années 1880, ces filatures sont aujourd'hui les seules survivantes de la ville. En effet, dans cette commune, de nombreuses filatures ont fait vivre la région et ont été détruites.

Abandonnée depuis une vingtaine d'années, cette usine comptait des centaines de machines modernisées dans les années 70. On y tissait exclusivement pour l'habillement et le savoir-faire et la qualité étaient reconnus dans tout le pays.

Aujourd'hui, les bâtiments sont quasiment vides mais les fantômes des ouvrières et des ouvriers planent encore dans les vestiaires.

dimanche 10 novembre 2024

L'usine COQP (Grand-Est)

A première vue, aucun accès pour pénétrer dans cette immense usine de céramique. Les ouvertures sont murées et les hauts murs empêchent toute intrusion. Seul un grand portail vert affublé des traditionnels panneaux avertissant que le lieu est sous vidéo-protection, gardiennage avec vigile et chien etc...

Et bien, vous savez quoi ? Il faut toujours vérifier le portail. Ce dernier était ouvert et nous a permis d'entrer dans l'enceinte.

Très belle visite d'un lieu immense datant des années 1880 et abandonné depuis une dizaine d'années. Rails, fours, consoles diverses, baies vitrées  et quelques vieilles machines rendent l'exploration vivante et diversifiée... 

L'usine Jaune-Savon (Grand-Est)

Découverte par le plus grand des hasards, en bord de route, l'Usine Jaune-Savon n'est ni une grosse usine, ni une exploration pleine de surprises. 

Nous avons cependant trouvé une une fenêtre cassée qui nous a permis de nous hisser à l'intérieur. Nous nous sommes laissés entrainés dans les escaliers et dans les couloirs, et nous avons glané, ici ou là, des petits détails savoureux et notamment ce savon jaune flanqué sur son support. On l'a tous connu, vous vous souvenez ?


samedi 13 juillet 2024

La Papeterie Marnico (Grand-Est)

C'est le genre de projet qui peine à voir le jour. L'ancienne Papeterie Marnico est abandonnée depuis 20 ans. Contaminée aux métaux lourds et à l'amiante, elle doit-être rasée et dépolluée depuis plusieurs années afin de redonner un nouveau souffle vert à la rivière et à son environnement.

Aujourd'hui, le visiteur se fraie un chemin entre la brique et la rouille dans un milieu instable et dangereux. Reste à parier que les vestiges de ce patrimoine industriel précieux resteront encore longtemps en l'état...

lundi 13 novembre 2023

Le Manoir de l'abricotier (Grand-Est)

Il est bien visible de la rue mais en faisant le tour, aucun accès ne semble exister. Le terrain est correctement grillagé et un grand portail est verrouillé.

Mitoyen du domaine, un bâtiment non identifié couvert par la végétation. Après avoir traversé d'épais buissons de ronces, nous atteignons une porte grand-ouverte. 

La première pièce abrite ce qui ressemble à une ancienne fabrique de tissus. Puis, en poussant les portes successives, nous parvenons à des salles ressemblant à des salles de réunion, un genre de séminaire.

Nous espérons secrètement que l'une des portes nous mènera droit au manoir. C'est en poussant la dernière que nous nous retrouvons face à l'édifice.

La visite en images..

samedi 11 novembre 2023

L'usine James Watt (Grand-est)

L'usine James Watt est immense. 11hectares, une quinzaine de bâtiments qui accueillaient 1200 employés dans les années 30, elle est abandonnée depuis vingt ans.

Merveilleux exemple de l'architecture industrielle du 19 ème siècle, les bâtiments mêlent harmonieusement la brique, le bois et le verre. 

Une partie plus moderne est faite d'ateliers et de hangars immenses rongés par l'humidité. 

Il subsiste de nombreux casiers et différents lieux de stockage et d'archives dont une stupéfiante série de rayonnages couvrant trois étages. Partout, la végétation s'infiltre par les fenêtres aux vitres brisées.

En cas de bobo, passez à l'infirmerie, elle se trouve juste à l'entrée...